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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 19:00

Des grues partout. Au milieu du tissu déjà dense, ils poussent, ces géants qui grattent le ciel, et même le défient. Dans un même mouvement planétaire, la course est lancée. Le plus haut sera le mieux. Le plus haut sera le plus beau. Alors la ville grandit. Au sens littéral, elle croît, croyant atteindre les sommets qu’elle se promet.

C’est un chantier contemporain, une compétition d’architectes. Les formes, les couleurs, les effets, même les scintillements du soleil sur les parois vitrées donnent l’impression d’être calculés. A cette échelle surhumaine, l’ascenseur devient roi. En quelques secondes, les cieux sont atteints. Le lieu continue de poursuivre son destin.

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Arrondis et lignes droites, bleus et noirs, tous ne connaissent qu’une seule direction. L’audace au service de l’argent dessine un nouveau visage à Londres-ville-monde, dont la City est le cœur palpitant. Et dans ce paysage émergeant comme d’une mer trop calme auparavant, l’émulation donne à l’ancien des airs de Nouveau Monde. Les noms comme les valeurs défilent, désignant en lettres d’or les codes d’un monde nouveau.

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Par un étrange revirement, le temps qui semblait tout engloutir inverse sa course et bascule au siècle de l’Empire. La pierre remplace le verre, et fait le pied de nez à la brique qui règne partout ailleurs. Loin des tubes de la Lloyd’s, la mode est aux colonnes, semble t-il de Corinthe, aux frontons glorieux et aux statues équestres des généraux victorieux.

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Entre ces éléments si massifs, l’on se rappelle que, plus avant encore dans le temps, ces ruelles furent la genèse de la pieuvre d’aujourd’hui. Quelques coupe-gorges, ici et là, maisons à colombages et devantures de bois ramènent l’homme à la réalité. Aussitôt révélée, aussitôt déniée. Saint Paul la majestueuse écrase de sa claire coupole l’horizon d’Albion.

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Véritable phénix, l’antre du Cilicien se veut épigone de son condisciple romain. Formidablement imposante, la cathédrale est née du feu et y a résisté. En son sein elle accueille, maternelle et bonne fille, les conquérants et les défenseurs, ainsi que les amis artistes de son père architecte. Le caveau est immaculé, sobre, et les monuments s’y élèvent, tels les marqueurs bronzés de la grandeur.

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En passant le portail marmoréen, c’est Londres que l’on retrouve. Tous les clichés reviennent tandis que la City retourne à son court repos de fin de semaine. Les chantiers, jamais arrêtés, poursuivent leur quête céleste, tandis que la bourse et la banque se regardent, attendant que le tumulte renaisse. Et Saint-Paul sonne, s’égosillant pour appeler les ouailles, bénissant au gré des ondes la belle de la Tamise, Londres.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 21:46

A la recherche de quelque subsistance, les mouettes errent sur la plage. Vagabonds volants, elles prennent bientôt le vent pour se laisser bercer, quelques temps, par les courants. De nouveau, elles repiquent vers le sol, s’y posent, s’affolent, se reposent. Leurs becs semblent pointer la mer qui menace et qui s’en va, écume lointaine et tantôt proche qui se casse et puis s’ébat.

D’une rive à l’autre, le bateau n’a pas mis longtemps. L’instant d’un somme, d’une rêverie disparue et l’Angleterre était sous nos yeux. Ou plutôt sous nos pieds. Une terre verte avec des falaises comme des murailles et des broussailles qui y sont à leur aise. Au milieu coule une rivière, au fond insondable et au cours inaudible. Finalement c’est une ville, Rye, avec l’accent anglais, qui scintille.

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Aux abords, ce sont de petites maisons ouvrières, faites de briques sombres et de tuiles qui ne le sont pas moins. Bâtie sur une colline, Rye se décline en rues montantes et descendantes, droites et étroites, sonores et colorées. D’un trottoir à l’autre, les souvenirs côtoient les antiquités dans une évocation idéaliste du passé.

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Loin des couleurs et des douces humeurs, une austère façade décourage les bravades. Une école de grammaire, qui inquiète et en impose, comme dans un roman de Dickens. La rue file, jusqu’au town council ; commence ensuite un quartier aux pavés effrayants mais aux édifices charmants.

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Depuis Church Square, une allée court le long de la nef. Point de détours, c’est le fief des tombeaux. Le cimetière a des airs de mystère ; quelques pierres, ici et là, qui vacillent et qui glissent, une végétation dense qui fait vivre un lieu dédié à la mort. A l’extrémité, un muret envahi par les lierres sépare la petite nécropole de ceux qui demeurent.

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Redescendant vers les quelques barques qui mouillent en contrebas, l’on bascule dans des temps anciens. Des pans de bois et des glycines, des enseignes d’autrefois et de rouges cabines. Des styles divers et des nuances singulières, de fleuris hortensias et des roses écarlates.

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Ancien port d’Angleterre, Rye a perdu son statut quand la mer s’est retirée. Mais le charme qui étreint la cité anglaise a ceci de remarquable qu’il l'a ancrée dans une histoire proche et ancienne à la fois. Comme un hiatus temporel, Rye est une perle sur la côte aux hôtes éternels.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 22:00

D’une falaise à l’autre, la même blancheur majestueuse se hérisse en un accueil qui n’en a pas l’air. La mer en personne n’ose pas s’approcher des hauteurs abruptes qui cernent l’île. L’Angleterre est là, défendant déjà son insularité si bien préservée au fil des époques et faisant face à un continent qui l’attire et duquel elle se défie.

Les murailles naturelles sont à peine franchies que le pays se démarque déjà. Entre les pierrailles et les landes battues par la violence d’Eole, une immobile silhouette rouge. La porte est fermée et les vitres salies ; sa présence, pourtant, annonce déjà les accents de Shakespeare et les intonations de Byron.

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Les honneurs, néanmoins, reviennent à Chaucer. Sa bonne ville de Canterbury n’est plus guère protégée que par quelques portes fortifiées mais les façades serrées content toujours des histoires fantastiques. Des fleurs aux balcons, des couleurs aux devantures : la cité s’offre avec joie aux pacifistes assaillants.

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Couleurs et éclectisme ; aux pans de bois succèdent les briques, évidentes ou peintes, qui dessinent une ville tantôt médiévale, tantôt industrielle. Là, une église ; ici, un vieil hôpital, qui se côtoient le long de canaux abritant une flore dense et dansante. Et toujours, sous l’apparente austérité des façades, une expressivité débordante qui ne souffre d’aucune contrainte.

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A force de tourner au gré des rues et ruelles médiévales chères à Chaucer, l’inévitable paraît, exaltant déjà, avec le portail, sa puissante créativité. La cathédrale, qui vit mourir à ses pieds Thomas Beckett en 1170, est un remarquable éloge à l’art gothique qui se plaît, sur l’édifice, à jouer avec les codes esthétiques. Face à la dentelle des tours et du clocher, les contreforts semblent bien nus et, dans le cloître, la quiétude du lieu contraste avec l’exubérance des arcades et des pinacles. 

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L’intérieur est d’une grande clarté. Piles et élévations soutiennent un ciel de pierre précieusement ouvragé. L’antagonisme entre la terre et le ciel, entre le profane et le sacré, est marqué par une complexité croissante des décors. Plus remarquable encore est la séparation entre la nef et le chœur, prouvée par le jubé surélevé et veillé par saints et évêques, impassibles dans leur morgue millénaire.

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Ville de contes et de merveilles, Canterbury vit dans le souvenir de Beckett et de Chaucer. La cathédrale, épicentre des attentions, exhibe force et finesse, grandeur et délicatesse. Ainsi la cité s’articule t-elle autour de son joyau ; dans les rues règne une agitation joyeuse dont les témoins sont ces maisons basses et belles. Par l’éloquence de son ornement urbain, Canterbury reste, pour les voyageurs que nous sommes, une source fertile pour l’imagination de contes modernes. 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 19:46

Londres politique 705

Quel peut bien être le point commun entre Albert et Jack, sinon un patronyme identique : Londres. On peut en voir un autre : Albert Londres et Jack London furent tout deux des hommes de lettres, à des niveaux certes différents ; Albert Londres fut l'un des premiers journalistes politiques au début du XXème siècle et Jack London fut un nouvelliste et écrivain américain de la fin du XIXème siècle.

Tous deux furent des écrivains engagés, chacun dans son domaine ; le grand reportage pour Albert Londres, parcourant le monde pour mieux en dénoncer les injustices ; la littérature pour un Jack London décidé à combattre les travers de la société dans laquelle il vivait et se complaisait pourtant.

Leur patronyme commun nous renvoie à une ville tentaculaire, symbole du nouveau village mondial et capitale excentrique d'un royaume du XXIème siècle. Pourtant, pas de traces indélébiles laissées par l'un ou l'autre écrivain dans cette ville. Leur engagement politique commun nous amène à nous interroger sur les symboles de ce pouvoir au sein d'une grande capitale. Et quand deux écrivains s'accordent, grâce à leur nom, d'une telle façon, il est difficile de chercher plus loin l'objet de notre article.

Partons alors à la recherche des monuments de Londres qui représentent le pouvoir politique. Quatre monuments particulièrement nous viennent à l'esprit : Buckingham Palace ou la résidence royale ; Parliament House ou l'originalité démocratique anglaise ; la Tour de Londres ou le symbole de la coercition politique ; Westminster Abbey ou l'art religieux au service du pouvoir.

Buckingham est, en quelque sorte, le coeur de la fierté anglaise. Bien-sûr, Elisabeth II n'est pas la seule tête couronnée d'Europe ; pourtant, elle est un symbole, presque désuet, de cette originalité anglaise. L'Angleterre, un pays franchement à part, en Europe et dans le monde, par son histoire et ses traditions, par son raffinement et sa surprenante folie. Buckingham, pourtant, n'est pas un palais excentrique ; bien au contraire, le palais possède une façade austère, digne du néoclassicisme. Seules les crénelures des pilastres et des colonnes apportent une (fort légère !) fantaisie. Comme de nombreux lieux de pouvoir, le palais royal est inaccessible, gardé par de hautes grilles noires et dorées ainsi que par des sentinelles impassibles.

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En face du palais se dresse le mémorial à la reine Victoria (1837-1901), fait de marbre et érigé dans le même style néoclassique, surmonté d'un ange de la justice.

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Le roi dans son palais, les parlementaires dans le leur. Entre les deux, pas de jaloux : l'austère puissance de l'un contrebalance l'excentricité néogothique de l'autre. Pourtant, de ces deux palais, le plus célèbre est bien le second grâce à sa célèbre horloge : Big Ben. Et puis, comment ne pas s'extasier devant le raffinement des décors extérieurs, cette finesse de la pierre sculptée à la couleur brune, la centaine de fenêtres opaques, les fières petites flèches élancées. Parliament Houses, c'est l'élégance et la fierté du peuple anglais incarnées dans un monument grandiose.

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A quelques pas de là, l'abbaye de Westminster est le temple religieux réservé à la royauté anglaise. Sous son sol reposent les plus grands représentants nationaux. La façade gothique, sobre, inspire le respect. Pourtant, pas de magnificence exacerbée ni de démesure digne des plus belles cathédrales gothiques françaises. Toutefois, la façade blanche immaculée n'est pas sans décor. Là foisonnent les statues et les blasons colorés. Enfin, le côté nord de l'abbaye est particulièrement remarquable avec un tympan représentant la Trinité, les 12 apôtres ainsi qu'une représentation de la société médiévale divisée entre soldats de Dieu et soldats du roi.

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Longeons désormais la Tamise. Nous arrivons devant la Tour de Londres, ultime symbole politique de ce Londres du pouvoir. Château édifié par Guillaume le Conquérant pour protéger sa nouvelle conquête, la Tour a servi de lieu d'exécution aux plus célèbres condamnés à mort de l'histoire d'Angleterre. Aujourd'hui, cette ancienne résidence royale est une forteresse idéale pour la stimulation des âmes passionnées d'épopées médiévales.

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Ici s'achève notre petit tour du Londres politique. Si, comme toutes les capitales européennes, Londres possède son lot de monuments de pouvoir, ceux de Londres revêtent une aura particulière, peut-être grâce à leur célébrité mondiale, peut-être aussi pour le charme et l'élégance toute anglaise qu'ils dégagent.

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 12:52

Passer à Salisbury sans rendre une petite visite à l’un des lieux les plus mythiques, les plus romantiques et les plus mystérieux qu’il soit aurait été criminel. Plantons de suite le décor : des pierres longilignes et massives disposées en cercle, cinq mille ans d’Histoire, des prés verts aux environs sur lesquels paissent des moutons, des touristes par dizaines enfin. Stonehenge. Un nom qui en fait rêver plus d’un.

Winchester 310Winchester 316

Ici, il y a cinq mille ans, des hommes ont amené depuis le Pays de Galles ces blocs gigantesques par un moyen qui nous est encore inconnu. Plusieurs générations d’hommes se sont succédées pour construire ce monument mégalithique que d’aucuns considèrent comme une prouesse technique égale à celle qu’il a fallu pour ériger les pyramides d’Egypte.

Quand nous sommes arrivés sur place, il était difficile, à vrai dire, de se croire à proximité d’un lieu protégé par l’UNESCO. Les cercles mégalithiques se dressent au milieu des plaines, tout à côté d’une route de campagne, à peine signalé par un petit bâtiment qui sert de billetterie et de boutique. Un haut grillage protège les pierres qui, au XIXème siècle, subirent les dégradations des premiers curieux, avides de ramener chez eux un témoignage des temps immémoriaux.Winchester 321Winchester 314Un inconvénient important – encore une fois – pour la visite de ce monument est le prix de l’entrée. Heureusement, comme je l’ai indiqué un peu avant, Stonehenge est au bord d’une route et le site est parfaitement visible derrière le grillage. Une petite vingtaine de mètres nous sépare des pierres. Nous sommes également aux premières loges pour admirer la Heel Stone, un bloc brut (les autres blocs de Stonehenge sont taillés) qui indique la direction du soleil levant lors du solstice d’été. Une sorte de cadran solaire hors-norme alors, ce site de Stonehenge ?

Winchester 320Malgré les hordes de touristes qui tournent autour des pierres monumentales, le site est impressionnant. On se demande réellement comment les blocs horizontaux ont été élevés à plusieurs mètres du sol ; la construction semble chancelante et pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence : le temps a déjà éprouvé sa solidité.

Reprenons notre route ; nous nous dirigeons maintenant vers la capitale du comté du Hampshire : j’ai nommé Winchester. Moins charmante que sa voisine Salisbury, Winchester possède toutefois un centre-ville agréable et aussi une cathédrale dont la nef est la plus longue au monde : 168m. La façade est toutefois moins détaillée que celle de Salisbury. Difficile de vous décrire l’intérieur : arrivés trop tard, nous n’avons même pas pu pénétrer dans l’édifice.

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Après avoir foulé la vaste pelouse qui entoure l’édifice religieux - et sur laquelle sont disséminées ici ou là des tombes -, nous avons donc continué notre chemin jusqu’au Winchester College, fondé en 1382 et sur les bancs duquel, depuis plus de 600 ans, des écoliers usent leurs culottes.

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Outre cela, remarquons aussi le Guildhall de Winchester, construit au XIXème siècle dans un style néogothique plutôt surprenant. Les vestiges du château complètent la visite de la ville. La balade dans les rues est tout aussi agréable. Comme à Salisbury, maisons de brique et maisons à colombage dominent les rues de leurs hautes façades. Une belle uniformité architecturale règne. Les inns (auberges) traditionnelles affichent fièrement leurs devantures désuètes mais terriblement charmantes.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 22:51

On a parfois trop tendance à résumer l’Angleterre à Londres. Cette ville, bien que terriblement envoûtante - et elle fera bien entendu l’objet d’un article - ne peut toutefois répondre seule à cette exigence. Paris peut-elle, malgré sa grandeur, évoquer la poésie du mont Saint-Michel, la solitude de la baie de Somme ou encore la majestueuse blancheur des sommets alpins ? Certes non.

L’Angleterre jouit d’un patrimoine remarquable, eu égard à une Histoire non moins riche et très souvent liée à celle de la France.

C’est donc lors d’une journée de découverte que nous sommes partis en ferry à la rencontre de cette Angleterre profonde. Quatre heures de ferry à partir de Dieppe et nous arrivons dans le port – a priori sans intérêts – de Newhaven.

Le cap est mis sur la cité de Salisbury, cité romaine puis importante cité médiévale. Au cœur d’une vallée verte, Salisbury a la particularité d’avoir été sise en deux endroits différents. En effet, au Moyen Âge, les habitants sont partis du site de Old Sarum pour s’établir un peu plus bas, dans la vallée. Ce site d’Old Sarum est encore visible et visitable, un château trônant au sommet de la colline. Il ne reste aujourd’hui que des ruines ainsi que les vestiges de la cathédrale anglo-normande. Le lieu est poétique et offre une belle vue sur la nouvelle – si l’on peut appliquer ce terme à une ville de plus de 700 ans – Salisbury. Salisbury 333

Allons-y justement. Pour les historiens médiévaux, Salisbury rime avec son célèbre clerc, Jean, auteur du Policraticus, l’une des œuvres magistrales les plus importantes du Moyen Âge, somme politico-philosophique d’une importance et d’une complexité extrêmes. Le principal monument de Salisbury est sa cathédrale. Flèche élancée visible depuis la campagne environnante, la cathédrale de Salisbury s’élance au milieu d’une pelouse impeccable. Son style gothique est d’une rare uniformité - la cathédrale a été construite d’un seul élan, entre 1220 et 1358 - ; la façade est un chef-d’œuvre à elle seule : des dizaines de personnages sculptés et de grands vitraux qui couvrent de petites portes ouvragées.

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Malheureusement, nous nous sommes heurtés à un défaut anglais : le prix des entrées pour les monuments. Si les monuments publics sont gratuits, il n’en est rien des monuments privés, bien au contraire. Des prix élevés voire exorbitants peuvent franchement décourager les visiteurs. Nous avons été de ceux-là. Si nous n’avons donc rien vu de l’intérieur, nous avons en revanche profité de la quiétude du cloître attenant. De grands épineux occupent l’espace mais n’arrivent pas à dissimuler la flèche majestueuse.

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Voilà pour la cathédrale. Le reste de la ville de Salisbury mérite tout autant le détour pour son calme et son charme typiquement anglais. Des maisons de brique rouge, des maisons à colombage aux murs clairs contrastant avec les toits sombres, quelques curiosités çà et là sans oublier les inimitables cabines téléphoniques so british

Salisbury 268Salisbury 283Salisbury 305Il ne faudrait pas oublier l’église Saint-Thomas-et-Saint-Edmond ainsi que le canal qui coule à ses côtés où barbotent nonchalamment canards et cygnes. L’église est remarquable pour sa tour fortifiée qui lui sert de clocher ainsi que pour son intérieur où le bois règne en maître, que ce soit sur les panneaux peints ou au plafond. Ajoutez à cela de beaux vitraux ainsi qu’une émouvante peinture murale représentant le jour du Jugement Dernier et la visite du lieu peut se révéler vite très intéressante.

Salisbury 274Salisbury 276 Salisbury est une ville délicieuse qui régalera à coup sûr les amateurs du charme anglais mêlant habilement la campagne abondante et les villes enracinées dans un temps ancien. Nous avons nous-même cédé aux sirènes lancinantes du chant charmant de Salisbury. Et rassurez-vous : la nourriture anglaise n’est pas si redoutable. La preuve ? Nous avons visité la ville il y a un an et nous sommes toujours là …

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