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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 22:31

C’est une route départementale où s’égrènent, les unes après les autres, les forêts et les villages. Après la bifurcation, les habitations disparaissent, laissant la place aux forêts lointaines et aux champs plats plus proches. Derrière les hautes grilles, un château : deux tours rondes encadrent un corps de garde solide tandis qu’à l’arrière-plan se dessine un corps de logis aux rougeurs assumées.

Il y a une odeur d’herbe coupée dans les airs ; l’été papillonne joyeusement sur les murs. Dans les douves, c’est une onde douce, d’un beau vert calme qui caresse les briques de la puissante demeure. Par-dessus les eaux, un pont est jeté qui file sous une forteresse blanche. Des tourelles aux nuages, le bleu étend son immense domination : l’entrée se fait sous les meilleurs auspices.

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Il n’y avait guère que la façade pour se parer d’une pâleur d’albâtre. Eclatantes dans la brillance estivale, les ailes sont fardées d’un rouge encore timide, tempérées par les ardoises sombres et les liserés noirs qui les quadrillent avec une exacte régularité. L’exubérance, dans cette arène artistique, tient dans les bosquets et autres jaillissements végétaux ; c’est une douce harmonie qui se répand dans les airs.

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Point de craquellement de parquet dans les pièces qui se suivent. Comme à l’extérieur, les pavements affichent une nuance rouille à la chaleur toute chromatique. Au milieu des meubles aux tentures veloutées, de petits flacons paraissent encore exhaler les senteurs exquises qu’elles renfermaient. Chacun est minutieusement ouvragé : il faut pour ces fragrances les plus délicats des ciboires.

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D’autres senteurs sont à découvrir. Derrière le château, derrière les briques et derrière les fines sculptures, un jardin à la française ordonne fleurs et buis, arbres et arbrisseaux fleuris. Dans ce dédale ravissant, la silhouette castrale ne disparaît jamais tout à fait ; elle s’efface seulement, poliment, évidemment, devant les pergolas qu’on devine à peine. Encore faut-il espérer que le regard ne soit pas happé par les pétales dressés et le nez par les émanations échappées.

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De la France à l’Angleterre, il n’y a qu’un pas : nous le franchissons avec enthousiasme. Nous y retrouvons les mêmes plaisirs. L’onde s’est faite lac et la nature s’est affranchie des règles humaines. Assise dans les prés, dansant dans les airs, la félicité est ici chez elle. Son temple, c’est ce kiosque lacustre qui paraît être là pour accueillir les discussions aimables.

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Chamerolles, château des parfums : le titre est juste mais les effluves éminents ne sauraient résumer toute la délicatesse du lieu qu’ils habitent. C’est à la fois l’association des couleurs et de l’imagination et l’alliance de la nature et de l’art bâti qui font du château un havre bien singulier. Le tout baigné par les parfums de l’allégresse.

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 22:48

Quel esprit eut l’audace d’imaginer un pont si bellement bâti qu’il figurerait parmi les plus belles pièces de France ? L’endroit est des plus jolis. Une forêt se mue en ceinture protectrice tandis que les eaux du Cher rampent aux pieds du souvenir de Diane de Poitiers.

Chenonceau, ou la quintessence de l’art architectural qui illumina, au xvième siècle, les rives royales de la Loire. De prime abord, c’est une forteresse qui semble se dresser. Dès avant les galeries de splendeurs et les chambres parées d’ors, un châtelet arbore les attributs médiévaux de la demeure seigneuriale. Mais les meurtrières ont cédé la place aux meneaux tandis que les créneaux, aplanis, sont devenus de sages modillons.

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Au fil des décors et des pièces aux accents italianisants, Diane et Catherine jouent à cache-cache avec leurs visiteurs. Les voilà dérangées en ce lieu qui fut pour elles, bien plus qu’un pont et bien mieux qu’un logis, un palais idéal dédié à leurs passions. Et leurs jardins, jouxtant le Cher tranquille, chacun protégé de remparts adoucis, se rangent soigneusement pour ne pas troubler l’absolue harmonie qui s’est faite ici.

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Par une porte aux colonnes et pilastres engagés, le paradis s’ouvre. Les plafonds à la française et autres allégories et symboles mythologiques embellissent les murs. Pierre blanche et ors parcourent cheminées et trumeaux. De délicieux angelots soutiennent l’orgueil d’animaux fantasmagoriques, à moins qu’ils ne craignent ces déesses pures qui s’élèvent au-dessus des communs qui les troublent.

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Le mobilier témoigne d’un raffinement rare. Les essences de bois sont multipliées ; les claires et les brutes s’accommodent, ornées de médaillons et de cariatides altières, dans des salles où la vacuité ne rencontre aucun écho. Les parois, pudiques, se vêtent de tableaux illustres et de tentures narrant les scènes de chasse. Souvenir de Diane. Dans la chambre noire, l’impression d’austérité est bouleversante ; les quelques fleurs blanches posées là ne suffisent guère à en soulager la pesanteur.

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De salles en salles, le Cher se rapproche ; bientôt, il coule sous nos pieds, enjambé par ce pont-galerie si célèbre qu’il représente la perfection artistique qui s’épanouit dans la vallée de la Loire. Son intérieur reste sobre ; en réalité quel besoin est-il de l’agrémenter quand la plus belle vision est aux fenêtres. Les jardins et les forêts forment avec l’onde généreuse une alchimie si merveilleuse qu’elle suffit à enchanter les sens. Un éclat sans comparaison et sans mots pour l’exprimer fidèlement.

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Château des Dames, Chenonceau l’est parce qu’il éveille les sens. Avec eux il se hasarde, se divertit et, finalement, les contente au plus haut point. Au-dessus du Cher, entouré de jardins délicats et de forêts giboyeuses, Chenonceau est comme une pierre précieuse qui se mire dans le miroir qui lui sert d’écrin. Ainsi l’esthétique a-t-elle trouvé son parangon.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 20:16

La Loire a ceci de fascinant qu'elle ne se satisfait pas de son élégance naturelle, obtenue par la fougue de son débit et par la diversité de sa faune ainsi que de sa flore. En effet, la Loire a su, tout au long de l'Histoire, opérer de son charme pour attirer à elle les hommes et leurs plus remarquables créations.

A l'est d'Orléans, le fleuve se rétracte en de courts méandres. Sur l'un des lobes, un village apparaît. Celui-ci, aux dimensions modestes, semble s'être recroquevillé sur son oratoire carolingien datant du début du IXème siècle, bâti sur ordre de Théodulf d'Orléans, évêque de la ville éponyme et conseiller de Charlemagne. Entouré d'un jardin protecteur aux inspirations méridionales, l'oratoire de Germigny-des-Prés exerce, grâce à son environnement, un puissant pouvoir mystique.

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L'intérieur, tout en simplicité, retient l'attention par sa fresque aux airs byzantins. Dans le choeur, deux anges aux mains délicates désignent l'Arche d'Alliance, gardée elle-même par deux chérubins d'or. Au centre de cette heureuse réunion apparaît une main ouverte descendant du firmament. L'état de conservation de la fresque est remarquable. A pas feutrés, nous quittons le lieu sacré et laissons cet intime synode à son émerveillement.

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Quittant ce délicieux refuge, nous longeons la Loire à contre-courant, presqu'aussitôt accueillis par un nouveau port salutaire. Portée par une salle de colonnes ouverte à tout vent, la tour-porche reçoit ses hôtes avec une fierté non dissimulée due aux minutieux détails de chacun des chapiteaux. L'intérieur de l'abbatiale met à l'honneur une blancheur immaculée honorée par la vive lumière extérieure. La sortie par le porche nord révèle une dernière surprise : autour du Christ en majesté s'animent anges et personnages bibliques, dont les évangélistes.

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Lieu de recueillement unique, l'abbaye est aussi un lieu de méditation pour les moines y vivant encore. Surpris par une fresque aux accents orientaux et étonnés par des chapiteaux et un tympan aux airs romans, nous nous dirigeons vers un autre des innombrables trésors ligériens. Sitôt passée la Loire qui, comme toujours, sait se faire particulièrement désirable et attirante, le regard devient l'otage d'un choix cornélien : se river sur la belle ou bien découvrir son défenseur.

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L'heureux château de Sully repose là, forteresse médiévale surgie, telle Vénus, des eaux tapies. Accessible seulement par un pont, le château cache timidement ses atouts Renaissance, préférant sûrement garder ses précieuses richesses pour ceux qui auraient bravé ses hauts remparts. Notre curiosité se rassasie pourtant aisément du mariage délicat de l'eau et de la pierre, symbole d'une alchimie ligérienne déjà largement renommée.

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La Loire s'étend encore loin, baignant doucement de son cours les berges de nombre de localités dès lors comblées. Comme une couronne linéaire, capricieuse, jamais réunie ni vraiment ceinte, la Loire parsème ses joyaux avec générosité. Comme si le dernier fleuve sauvage d'Europe pouvait parfois se faire indulgent pour renforcer sa majesté.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 19:38

Aux confins des champs de la Beauce, des collines du Perche et de la vallée tranquille du Loir, le château de Châteaudun surplombe discrètement les vastes terres qui l'entourent. Ni château normand, ni château de Loire, ni encore château d'Île-de-France, Châteaudun est une forteresse isolée, un beau château perché, une surprise inattendue.

Loin des circuits touristiques, le château de Châteaudun révèle donc sa beauté et sa prodigieuse monumentalité aux curieux insatiables, désireux de connaître les trésors cachés des campagnes françaises. Car le château est un véritable bijou d'architecture de style Renaissance, rivalisant sans complexes avec son prestigieux voisin de Blois. Divisé en deux ailes, comprenant en outre une haute tour digne des plus grands films de cape et d'épée ainsi qu'une Sainte-Chapelle, le beau palais affiche, vaniteux, la finesse de sa pierre blanche sculptée.

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L'escalier monumental évoque sans retenue les beaux châteaux de Loire. Comme figés dans le temps, les décors d'une grande diversité s'imbriquent poliment dans leur grande profusion. Les bestiaires mythiques affichent ici ou là leurs plus beaux exemples.

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Les salles sont immenses et nues. Quelques élégantes pièces de mobilier accompagnent sobrement de lourdes tapisseries. Dans les salles basses, la cuisine médiévale est à l'honneur : les épices, les couleurs et les saveurs semblent déjà charmer nos papilles pourtant orphelines.

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A la découverte récréative succède la surprenante exploration de la Sainte-Chapelle, érigée sur l'ordre de Dunois, compagnon de guerre de Jeanne d'Arc et duc d'Orléans au XVème siècle. Modeste, la chapelle abrite cependant des curiosités. La voûte d'ogive, premièrement, qui joue avec les formes et les couleurs. Puis les regards se tournent vers la très remarquable peinture murale datant, pour l'essentiel, du Moyen Âge, et représentant une scène du Jugement Dernier.

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Tout tourné vers l'époque médiévale, le château de Châteaudun soigne aussi son jardin de plantes et herbes aromatiques. Organisé en de savantes imbrications, le jardin invite naturellement à la promenade silencieuse et attentive à la recherche de quelque senteur familière.

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Châteaudun se révèle être une étape fort étonnante. Le château de la colline veille déjà depuis quelques siècles sur la vallée du Loir. Nous le laissons à sa mission éternelle en jetant, malgré nous, un dernier regard sur ces nobles pierres qui, pour sûr, valent la peine de ce détour en Dunois.

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 21:35

A partir d'Orléans, prendre la route de Beaugency. Ne pas passer le pont sur la Loire. Au contraire, filer vers Josnes. Là, prendre la D70a. Les champs succèdent aux champs ; au bout des routes hasardeuses, Talcy. Le nom n'évoque peut-être pas grand chose à une grande majorité de gens. Pour être tout à fait honnête, nous étions dans ce cas. Inconscients du patrimoine que recélait cette petite ville ; son joyau, c'est son château, classé en tant que Monument National – ces monuments sont gratuits pour les moins de 26 ans résidants en Union Européenne – et merveilleuse surprise.

Château de la Beauce, château des poètes : Talcy est riche d'une histoire qu'il convient ici de retracer quelque peu. Construit au XVIème siècle dans un style Renaissance – mais où la caractéristique défensive des châteaux médiévaux est encore présente – Talcy est une demeure seigneuriale de taille modeste mais au charme certain. Son premier propriétaire est un italien, Bernard Salviati, banquier de l'entourage de François Ier, qui le fait construire dès 1517. Au XIXème siècle, le château passe dans les mains de divers propriétaires.

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Château des poètes : voilà une idée qu'il faut bien développer. En effet, entre les murs de Talcy ont résonné les pas de Ronsard et d'Agrippa d'Aubigné, deux figures majeures de la littérature française du XVIème siècle. Les deux poètes éprouvèrent un amour passionné pour, respectivement, la fille et la petite-fille de Bernard Salviati.

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Intéressons-nous désormais au château proprement dit. Curieux mélange architectural que Talcy, entre héritage médiéval militaire et prémices de la Renaissance. Sa grande tour-portail est visible au loin ; à l'intérieur, l'on découvre une cour au charme délicieux : un puits aux accents romantiques semble attendre d'invisibles amoureux. Tout près, un préau, désert, retentit des vers d'amour de Ronsard pour Cassandre.

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Les intérieurs sont remarquables pour leur mobilier datant du XVIIIème siècle. Les plafonds à la française y sont rois ; les princes en sont les décors muraux, tapisseries, tableaux et papiers peints.

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Sitôt la visite des intérieurs terminée, on peut alors se diriger vers le verger. Celui-ci est séparé de la cour du château par un petit escalier. De taille modeste, le verger offre un instant de quiétude. Revenant vers le château, nous passons à côté d'une volière où quelques oiseaux s'égosillent. De l'autre côté du chemin, un colombier parfaitement conservé et où, semble t-il, quelques locataires ont encore élu domicile.

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Talcy est un site étonnant et riche. Le contraste entre le raffinement du château et son environnement campagnard surprend. Site excentré des châteaux de la Loire, Talcy mérite amplement un arrêt. Sa situation, son décor, son charme fera, à coup sûr, le bonheur des amoureux de lieux romantiques.

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 22:13

Ce titre n'est pas franchement original ; on le trouvera aisément sur la plupart des brochures touristiques vantant les mérites de la ville. Car si aujourd'hui, Blois fait figure de ville moyenne de région, chef-lieu du Loir-et-Cher, Blois a connu son heure de gloire au XVIèmesiècle, quand la Loire était le centre du royaume de France des rois de la Renaissance, François Ieren tête.

Entre les forêts de Sologne et le Vendômois, Blois s'étale, nonchalante, la long de la Loire.

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Son monument le plus remarquable est son château, véritable chef-d'oeuvre architectural où le novice dans l'art de la construction peut apprendre beaucoup des façades du noble édifice. Quatre styles architecturaux s'y mêlent : le gothique, le gothique flamboyant, le style renaissance et le classique.

Mélanges audacieux qui fait du château de Blois un monument absolument unique. On ne peut que s'émerveiller devant la richesse architecturale exposée ici ; nous y avons, nous-même, été très sensibles. L'unité du lieu ne fait aucun doute, ce qui contribue encore plus au trouble amené par cette diversité.

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Situé sur un promontoire qui domine la Loire et la ville de Blois, le château offre à ses visiteurs, en plus, un beau panorama. Immanquable, l'église Saint-Nicolas couvre de son ombre les maisons blésoises alentours.

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L'intérieur vaut tout autant le détour. La salle des Etats Généraux, qui se situe dans l'aile médiévale, est un très bel exemple des salles seigneuriales, et notamment pour ses dimensions exceptionnelles (30x18m) ou encore pour son plafond fleurdelisé.

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L'intérieur du château est consacré à des expositions de pièces artistiques remarquables, depuis les armes médiévales jusqu'aux peintures du XVIIèmeet du XVIIIèmesiècle, en passant par les sculptures extérieures sauvées par la restauration du château effectuée par Félix Duban au XIXèmesiècle.

Quittons le château pour découvrir la ville. Première surprise : ça monte ! Après être descendus dans la ville, après avoir marché au fil des vieilles rues au charme tout ligérien, après avoir admiré la Loire au calme trompeur, nous nous attaquons à la montée des escaliers qui conduisent à la cathédrale Saint-Louis. L'intérieur est sobre, réchauffé par les vitraux datant du début des années 2000.

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Le retour vers le château fut difficile, écrasés que nous étions par la chaleur. Heureusement, c'est par une vision plus qu'agréable que nous étions accueillis. L'extérieur du château vu de la place Victor Hugo : une façade Renaissance aux allures impressionnantes, presque médiévales. Face au château, l'église Saint-Vincent.

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Blois est une étape agréable sur la route des châteaux de la Loire. Elle mérite amplement le voyage et ravira sûrement les amateurs d'art et d'architecture. Les amateurs de gastronomie ne seront pas en reste puisque la ville est également au coeur d'un terroir riche pour les papilles.

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 16:52

Aujourd'hui capitale régionale, Orléans est avant tout une ville d'une importance historique toute particulière. Capitale mérovingienne, ville de sacre pour Louis VI le Gros (1108 - 1137), haut lieu de l'héroïsme de Jeanne d'Arc, ville industrielle et ville marchande qui a su profiter des bords de la Loire, Orléans a su évoluer au fil des années et rester, malgré les rumeurs, une ville vivante. De plus, Orléans constitue à coup sûr une bonne base de départ vers les châteaux de la Loire ou vers la Sologne.

Si Orléans n'est pas à proprement parler une ville touristique, elle recèle pourtant quelques curiosités qui valent la peine d'être vues. Commençons par le quartier de la cathédrale, c'est-à-dire la partie est du centre historique.

L'édifice le plus impressionnant de la ville est la cathédrale Sainte-Croix. De style néogothique, elle a été finie au XIXème siècle. Particulièrement bien mise en valeur à Orléans, elle est située au bout de la rue Jeanne d'Arc, au centre d'une place qui permet d'apprécier toute la grandeur du temple. Quelques éléments classiques se glissent dans l'ensemble dominé par les deux hautes tours, notamment la devise Nec Pluribus Impar si chère à Louis XIV, située sur la façade nord de la cathédrale.

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Accolée à la cathédrale, l'ancienne muraille romaine de la ville, auparavant appelée Cenabum puis Aurelianum, du nom de l'empereur Aurélien (207-270-275). C'est aujourd'hui un amphithéâtre naturel pour les représentations artistiques en tout genre.

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A proximité, l'hôtel Groslot, du nom d'un bailli orléanais du XVIème siècle. C'est dans ce très beau bâtiment qu'est mort un roi de France, François II, en 1560. L'hôtel a été restauré au XIXème siècle ; la visite, gratuite, offre de jolis intérieurs avec des plafonds à la française. Une visite vraiment étonnante et enrichissante dans ce qui fut l'hôtel de ville d'Orléans.

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A l'arrière du bâtiment, le jardin de l'hôtel Groslot est un petit havre de paix, vert et agréable, calme et romantique. Signalons les vestiges de la vieille chapelle Saint-Jacques ainsi que la présence d'un angelot qui arrose inlassablement les pousses du jardin.

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La rue d'Escures est aussi une rue agréable, agrémentée de quelques jolies et imposantes bâtisses. Cette rue mène à la place du Martroi, le coeur du centre-ville orléanais.Orléans 542

Au bout de cette rue, l'église Saint-Pierre-du-Martroi, austère comme une église de Hollande. Détruite lors de la guerre de Cent Ans, l'église est reconstruite au début du XVIème siècle et restaurée à la fin de ce même siècle.

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Au sud de la cathédrale, la rue Pothier débouche sur la Préfecture du Loiret qui était anciennement un couvent de Bénédictins. La rue de Bourgogne, sur laquelle se trouve le bâtiment de la Préfecture, est la rue des bars et des restaurants. Les affamés et assoiffés pourront s'y rassasier. Le soir, elle devient la rue privilégiée des fêtards et des étudiants.

Enfin, près de la Loire, la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier est aujourd'hui devenue un centre d'exposition et un lieu de concert. Une renaissance inattendue pour un lieu de culte.

Ici s'achève le premier article sur Orléans. Il y en aura d'autres car les curiosités sont encore fort nombreuses.

 

Gastronomie

Parlons aujourd'hui des vins de l'Orléanais, méconnus et pourtant fort bons. Sous l'appellation « Orléans » ou « Orléans-Cléry », ces vins sont issus des environs orléanais. Ces vins bénéficient de l'Appellation d'Origine Contrôlée. Blanc, rosé, rouge : toutes les couleurs sont représentées.

Nous apprécions tout particulièrement le vin rouge 2007, appellation « Orléans » qui est un vin doux et agréable en bouche. Le vocabulaire des sommeliers nous manque donc ... à vous de tenter !

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  • : Récits de voyage, fictionnels ou poétiques : le voyage comme explorateur de la géographie et de l'histoire.
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