Récits de voyage, fictionnels ou poétiques : le voyage comme explorateur de la géographie et de l'histoire.
Du bout de la botte, Pélissier tâta le corps du rustaud. Aucune réaction : il devait être mort. Pélissier déglutit, puis s’affola. Au bout de son pied, il avait vu du sang. Ce n’était pas le sien, évidemment, mais des bottes pareilles, qu’il vendait par...
Lire la suiteIzko dit que tirer est facile. Il suffit de presser la détente. Un grand-père pourrait le faire, sauf que les grands-pères s’y refusent. Izko dit que ce qui est difficile, c’est de choisir. Paco demande, innocent qu’il est, choisir quoi ? Mais on ne sait...
Lire la suiteLes maudits mômes fuyaient en riant. Nicolas les poursuivait, le poing levé et la rage au cœur. Au pont, il arrêta sa course, essoufflé, écœuré. S’accroupissant contre le parapet, il tâta sa tête, puis son torse et ses épaules, et constata qu’il n’était...
Lire la suiteEnfant, il m’arrivait d’éprouver parfois, la nuit, la réalité d’un rêve ou l’évanescence du monde tangible. Pendant quelques instants, je ne savais plus où je me trouvais, et je craignais que mon âme ne fût demeurée prisonnière de mes songes tandis que...
Lire la suiteBernd sursauta. Face à lui, le patron de La Fanfare le fixait avec ses grands yeux globuleux, sa mèche grasse collée sur le front et son nez d’ex-boxeur, cassé à cinq reprises, à cause duquel il devait toujours respirer par la bouche pour ne pas étouffer....
Lire la suiteQuinze livres, dix-neuf sols et six deniers. C’est la somme que doit le dénommé Pierre Bourdonneau au baron de Mornac. Des arriérés d’impôts et de taxes non acquittés par l’un, non perçus par l’autre. Par une curieuse coïncidence, c’est aussi la somme...
Lire la suiteLes premiers touristes de la saison flânent encore sur le port. Dominant celui-ci, l’église sonne sept coups. Francis vide son verre d’un trait. Allez les gars, on y va, maintenant, déjà que la route va être bondée ! T’en fais pas mon Francis, s’écrie...
Lire la suiteOn les a vus arriver au crépuscule. Ils marchent lentement, les yeux grand ouvert ou bien à demi-clos. Les précédant, des enfants du village courent et crient de joie. Pareils aux anges, ils apportent la bonne nouvelle à Saint-Jean. Des pèlerins, des...
Lire la suiteLa piste accueillait des Caudron et des Nieuport. Je le sais et pourtant, la piste, je ne l’utilisais pas. Et pour cause, j’étais cuisinier. Pas à plein temps à l’aérodrome, non, seulement lorsque l’un des administrateurs venait me trouver au bistrot...
Lire la suiteIl suffirait qu’elle prononce son nom. Qu’elle le murmure à peine. Que trois syllabes s’échappent de ses lèvres sèches pour que la foule le remarque. Comme ce serait comique, pense-t-il, comme mes ennemis riraient de mon sort. Mais la vieille laveuse...
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